Si vous êtes asthmatique, les vaccins contre la grippe, le pneumocoque et la COVID-19 sont ceux à examiner en priorité, selon votre âge, la sévérité de votre asthme et vos autres facteurs de risque. La vaccination complète aussi les gestes de prévention des infections et aide à préserver votre protection immunitaire face à des maladies respiratoires susceptibles d’aggraver les symptômes.
Pour faire le tri, nous distinguons les recommandations générales des décisions qui dépendent de votre situation. Par exemple, Nadia, 58 ans, dont l’asthme est bien contrôlé, peut vérifier chaque automne si elle doit recevoir le vaccin contre la grippe et faire le point sur ses antécédents antipneumococciques ; une personne ayant un asthme sévère ou mal contrôlé discutera aussi plus précisément du vaccin contre la COVID-19 avec son médecin.
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- Grippe : vaccination annuelle recommandée aux personnes asthmatiques, enfants comme adultes, selon leur situation médicale.
- Pneumocoque : particulièrement à envisager en cas d’asthme sévère ou d’autres facteurs de risque, ainsi qu’à partir de 65 ans.
- COVID-19 : vaccination à discuter selon l’âge, les maladies associées et le risque de forme grave.
- Traitements de l’asthme : les inhalateurs habituels ne justifient généralement pas d’interrompre le traitement avant une injection.
Nous détaillons ci-dessous les recommandations vaccinales, les calendriers et les précautions pratiques. Les indications peuvent évoluer : votre professionnel de santé pourra les confronter à votre carnet de vaccination et aux recommandations en vigueur au moment du rendez-vous.
Table des matières
Vaccin contre la grippe et asthme : pourquoi le faire chaque année ?
La grippe peut enflammer les bronches et déclencher une aggravation de l’asthme, parfois avec une crise ou une hospitalisation. C’est pourquoi la vaccination annuelle est recommandée aux enfants et aux adultes asthmatiques, selon leur situation médicale ; elle peut être envisagée dès l’âge de 6 mois.
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Le vaccin injectable contre la grippe est inactivé : il ne peut pas provoquer la grippe. Son objectif est de réduire le risque de forme grave, d’hospitalisation et de décompensation respiratoire, même si une vaccination ne garantit pas une protection complète contre toute infection.
Quand et où recevoir le vaccin contre la grippe ?
En France métropolitaine, la campagne 2026-2027 a débuté le 13 octobre. La vaccination peut être réalisée chez un médecin, en pharmacie ou par un infirmier, selon les conditions en vigueur et votre situation.
Une dose est à refaire chaque année, car les virus grippaux circulants évoluent et la composition du vaccin est adaptée. Le vaccin contre la grippe peut être administré lors de la même séance que celui contre la COVID-19, avec une injection dans chaque bras.
Effets secondaires et signes nécessitant un avis médical
Les réactions les plus fréquentes restent légères et passagères : douleur, rougeur ou gonflement au point d’injection, fatigue, maux de tête, petite fièvre ou courbatures. Une réaction allergique grave est rare, mais une difficulté à respirer, un gonflement du visage ou un malaise après l’injection justifient de demander rapidement une aide médicale.
Pour Nadia, le rendez-vous annuel de l’automne est aussi l’occasion de vérifier que son asthme est stable et que son dossier vaccinal est à jour. La régularité compte, puisque la protection doit être renouvelée pour tenir compte des virus de la saison.
Vaccination antipneumococcique : qui est concerné quand on a de l’asthme ?
Le pneumocoque est une bactérie pouvant provoquer notamment une pneumonie ou une méningite, infection des enveloppes qui entourent le cerveau. La vaccination antipneumococcique vise en priorité les personnes exposées à un risque accru de formes sévères.
Chez l’adulte, l’asthme sévère, l’insuffisance respiratoire chronique, certaines maladies cardiaques, le diabète et les déficits immunitaires font partie des situations à prendre en compte. Depuis avril 2025, la vaccination est aussi proposée à toutes les personnes de 65 ans et plus, même en l’absence d’une autre maladie ; les recommandations applicables sont à vérifier avec un professionnel de santé.
Quel vaccin contre le pneumocoque et combien de doses ?
Le schéma actuel chez l’adulte repose sur une dose de vaccin pneumococcique conjugué. Le VPC20 (Prevenar 20) et le VPC21 (Capvaxive) peuvent être utilisés selon l’âge et les recommandations en vigueur ; chez les adultes à risque âgés de 18 à 64 ans, le VPC21 est privilégié selon les indications communiquées.
Si vous avez déjà été vacciné, ne partez pas du principe qu’une nouvelle dose est nécessaire ou inutile. Le professionnel vérifie le type de vaccin reçu, la date et le schéma antérieur ; après certains anciens schémas complets, un délai pouvant atteindre cinq ans peut être retenu avant une injection supplémentaire.
| Situation | Repère vaccinal | À vérifier avec le professionnel |
|---|---|---|
| Asthme sévère ou autre maladie chronique à risque | Vaccination antipneumococcique à discuter selon les recommandations | Âge, maladie associée et vaccin déjà reçu |
| 65 ans ou plus | Vaccination proposée même sans autre maladie depuis avril 2025 | Produit adapté et antécédents vaccinaux |
| Vaccination antipneumococcique antérieure | Une dose supplémentaire n’est pas automatiquement indiquée | Date, type de vaccin et délai depuis le schéma précédent |
| Vaccin contre la grippe prévu le même jour | Administration simultanée possible à deux endroits différents | Signaler toute allergie grave ou réaction vaccinale sévère |
Le vaccin pneumococcique peut être administré le même jour que celui contre la grippe, sur deux sites d’injection distincts. Si vous préférez les séparer, aucun délai particulier n’est imposé entre ces deux vaccins.
Avant l’injection, signalez une allergie grave à un composant du vaccin ou une réaction sévère à une vaccination antérieure. Ce point permet à l’équipe soignante d’évaluer le risque et de choisir les précautions adaptées.
Vaccin contre la COVID-19 et asthme : quand le discuter ?
La vaccination contre la COVID-19 est recommandée chaque automne aux personnes de 65 ans et plus ainsi qu’aux personnes exposées à un risque de forme grave. Les maladies pulmonaires chroniques peuvent entrer dans cette évaluation, avec une attention particulière lorsque l’asthme est sévère ou mal contrôlé.
Elle mérite aussi une discussion personnalisée si vous avez plusieurs facteurs de risque. Une personne asthmatique de 70 ans, par exemple, ne se trouve pas dans la même situation qu’un adulte jeune dont l’asthme est bien contrôlé et qui n’a pas d’autre problème de santé.
Âge, grossesse et traitements : les critères à examiner
Parlez de cette vaccination avec votre médecin si vous avez 65 ans ou plus, si vous êtes enceinte, si vous êtes immunodéprimé ou si vous suivez des cures répétées de corticoïdes par voie orale. Ces éléments n’entraînent pas tous les mêmes décisions, mais ils contribuent à évaluer le risque individuel.
En règle générale, une dose est proposée pendant la campagne d’automne. Un délai d’au moins six mois après la dernière infection ou injection est habituellement retenu ; il peut être ramené à trois mois pour les personnes de 80 ans et plus, les personnes immunodéprimées et certains patients à très haut risque.
Les recommandations évoluent au fil des campagnes et des vaccins disponibles. Pour éviter une dose trop rapprochée ou un rendez-vous manqué, notez la date de votre dernière infection et celle de votre dernière injection.
Traitement de l’asthme et vaccination : faut-il modifier ses médicaments ?
Les corticoïdes inhalés et les bronchodilatateurs sont généralement compatibles avec les vaccins contre la grippe, le pneumocoque et la COVID-19. Continuez votre traitement de fond comme prescrit : arrêter l’inhalateur avant une vaccination n’est pas recommandé.
Les biothérapies prescrites pour un asthme sévère ne nécessitent généralement pas d’interruption avant ces vaccins. Si vous prenez plusieurs traitements ou si votre état est instable, indiquez-le au médecin ou au pharmacien afin qu’il vérifie votre situation précise.
Corticoïdes par voie orale, crise d’asthme et fièvre
Les corticoïdes pris par voie orale ou injectable appellent une appréciation personnalisée. Une courte cure donnée lors d’une crise suffit rarement, à elle seule, à empêcher la vaccination ; une corticothérapie prolongée à forte dose peut, elle, diminuer la réponse immunitaire et mérite une discussion médicale.
Les vaccins injectables contre la grippe, le pneumocoque et la COVID-19 ne sont pas des vaccins vivants atténués. Les vaccins vivants, eux, demandent des précautions particulières en cas de traitement immunosuppresseur : vérifiez toujours leur compatibilité avec votre prescription.
Une crise importante, une aggravation récente ou une infection aiguë accompagnée d’une forte fièvre peut conduire à reporter l’injection de quelques jours. Un simple rhume ne constitue généralement pas un obstacle ; la décision dépend de votre état le jour du rendez-vous.
Vaccin contre la coqueluche et calendrier vaccinal habituel
L’asthme ne remplace pas les vaccinations habituelles : nous vérifions aussi les rappels contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la coqueluche. Le calendrier français 2026 prévoit chez l’adulte des rappels aux âges fixes de 25, 45 et 65 ans, puis tous les dix ans ; le vaccin utilisé à ces rendez-vous peut inclure une dose réduite d’antigène coquelucheux.
La vaccination contre la coqueluche s’inscrit ainsi dans une protection plus large, au-delà des vaccins ciblant directement les infections respiratoires à risque. Pour préparer votre consultation, rassemblez les dates et les noms des vaccins déjà reçus : ce relevé aidera à établir un calendrier adapté sans multiplier inutilement les injections.
- Avant le rendez-vous : apportez votre carnet de vaccination ou toute preuve des doses antérieures.
- Signalez : une allergie grave, une réaction importante à un vaccin, une grossesse ou un traitement immunosuppresseur.
- Ne suspendez pas : vos inhalateurs ou votre biothérapie sans consigne de votre médecin.
- Demandez un avis : si vous avez une forte fièvre, une crise importante ou une aggravation récente de l’asthme.
Un point de quelques minutes avec votre médecin, votre pharmacien ou votre infirmier permet de relier votre état de santé à votre historique vaccinal. C’est la meilleure façon de transformer les recommandations générales en décisions adaptées à votre asthme et à votre situation.





